Rappel rapide
Ce plan de 90 jours, je ne l’ai pas lancé pour faire le buzz, ni pour courir après des vues ou des likes. L’objectif est beaucoup plus simple. Mon but est de construire pour mon entreprise, grâce à la création de contenu vidéo, quelque chose de :
- solide
- utile
- durable
Ce plan existe parce que je sais que la visibilité, quand elle est bien faite, peut transformer un business, une vie…
Semaine 1 : je n’ai rien filmé
La première chose que j’ai faite cette semaine, c’est… de ne pas filmer. Avant de sortir le téléphone, j’ai sorti un carnet et un stylo et je me suis posé, pour répondre à ces questions :
« Pourquoi je fais ça ? »
« Pour qui ? »
« Ce que je dois éviter »

Pourquoi je fais ça ?
Je veux montrer mon vrai métier. Pas l’image réductrice qu’on en a parfois, pas le cliché du plombier qui “débouche des chiottes”. Je veux montrer le savoir-faire, la maîtrise, la réflexion derrière chaque intervention.
Je veux que ces vidéos soient utiles et qu’elles travaillent pour l’entreprise, même quand on dort, 24h sur 24, 7 jours sur 7.
Mon ambition est claire : je veux devenir une référence locale en plomberie, dans un premier temps, puis aller plus loin.
Sur le terrain, on le voit très bien : ce n’est pas toujours le meilleur techniquement qui gagne, c’est celui qu’on voit, celui qu’on comprend, celui à qui on fait confiance.
Cette visibilité peut aussi ouvrir d’autres portes :
- réseau
- collaborations
- partenariats avec des marques
Et oui, quand tu es connu et reconnu, tu négocies différemment. On te respecte davantage. Ce n’est pas de l’ego, c’est un levier.
Pour qui ?
Ma cible est très claire. Je parle aux particuliers propriétaires, ma clientèle.
Des personnes qui veulent une entreprise sérieuse, fiable, respectueuse. Des gens qui cherchent des explications simples, claires, sans jargon, sans bullshit. De la transparence, du concret, du rassurant.
Et volontairement, je ne veux pas faire de vidéos pour d’autres artisans plombiers car j’ai remarqué que trop souvent, les vidéos faites dans le monde du bâtiment sont créer pour impressionner les concurrents/confrères :
- termes techniques
- démonstrations d’ego
- concours de celui qui a la plus grosse dans les commentaires
Résultat : ils se parlent entre eux, se critiquent et le client final n’y comprend rien.
Moi, je veux m’adresser à celles et ceux qui appellent quand ça fuit, quand ça ne marche plus, quand ils sont perdus.
Mes vrais ennemis
Très vite, j’ai identifié ce que je devais éviter à tout prix.
- Trop réfléchir
- Vouloir réinventer la roue
- Viser le parfait et donc ne rien publier
- Me disperser
- Ne pas savoir quoi dire
Mon problème, c’est l’excès de réflexion. Plus je réfléchis, moins j’agis. Et je le sais très bien, parce que c’est déjà ce qui m’a fait abandonner les fois précédentes.
Comment j’ai réglé le problème du « je ne sais pas quoi dire »
C’est là que le travail de fond a commencé. J’ai pris :
- tous mes avis clients
- j’ai regardé mon tableau de suivi des interventions de 2025
- j’ai ouvert mon calendrier de prises de RDV et j’ai regardé pourquoi les gens nous appellent réellement.
À partir de là, j’ai transformé avec l’aide de l’intelligence artificielle ces constats en questions simples.
Exemples : j’ai beaucoup d’appels concernant le chauffe-eau, il ne chauffe plus, il goutte etc, tout ça peut devenir des idées de vidéos :
- « Quels sont les 3 signes que votre chauffe-eau va bientôt vous lâcher ? »
- « Réparer ou remplacer votre vieux chauffe-eau : comment je prends la décision pour vous ? »
- « Pourquoi votre eau est-elle devenue orange d’un coup ? »
Au final j’ai maintenant environ 180 idées de vidéos à faire. Ce qui est sûre c’est que je n’aurai plus jamais le syndrome de la page blanche.
Et surtout, j’ai compris une chose essentielle : je ne crée pas du contenu. Je réponds à des questions.
Simplicité pour commencer
Pour éviter de retomber dans mes travers, j’ai décidé de faire simple. Extrèmement simple.
- face caméra
- téléphone
- format vertical
Une seule structure, toujours la même : une accroche courte (le hook), une explication claire (le corps) et une conclusion. Le tout d’une longueur entre 30 et 60 secondes.
Rien de plus. Pas de montage complexe, pas d’effets inutiles.
Et surtout, je vais utiliser un énorme avantage de nos métiers manuels : faire quelque chose avec mes mains pendant que je parle.
- chanvrer un raccord
- serrer
- nettoyer un outil…
Les gens regardent ce que tu fais, et en même temps, ils t’écoutent. Ca permet de les retenir. C’est concret, c’est vivant, et ça colle parfaitement à notre métier.

Ce que cette semaine m’a vraiment appris
Cette semaine m’a rappelé une chose : la création de contenu, ce n’est pas “facile”. Le vrai défi, ce n’est pas de poster une vidéo. C’est de tenir dans le temps. La discipline compte plus que la motivation.
J’ai pris de l’avance sur la préparation, et pourtant, je suis encore à deux doigts de repousser le moment de filmer…
La semaine prochaine, je vais écrire des scripts simples. M’entraîner face caméra sans publier. Apprivoiser mon image et ma voix… La partie la plus difficile pour moi commence maintenant.
Je te donne rendez-vous à la semaine prochaine !
Ton plan d’action pour créer du contenu
Étape 1 : écrit ton pourquoi
Prends un carnet. Un stylo. Et réponds honnêtement à ces trois questions :
- Pourquoi je veux faire des vidéos ?
- Pour qui exactement ?
- Qu’est-ce que je dois absolument éviter, me connaissant ?
Tant que ces réponses ne sont pas claires, filmer ne sert à rien.
Étape 2 : trouve des idées de contenu
Regarde :
- tes avis clients
- tes interventions les plus fréquentes
- les raisons pour lesquelles on t’appelle
Transforme ça en questions simples que les gens se posent vraiment.
Étape 3 : choisis un seul format
- Un téléphone.
- Une caméra face à toi.
- Une durée courte.
- Une seule structure que tu répètes à chaque vidéo.
